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    TERMINER LE TEXTE PAR :  "il lui donna les clefs de la maison"  07 octobre 2007

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    A travers les mots. (Anne Bonaventure.)

    Je ne me souviens plus très bien où je l'avais rencontré. Dans le métro oui voilà, à la station St Lazare. Je rentrais chez moi et traversais tout Paris, chaque soir.
    C'était un petit homme vêtu de noir, il s'assit près de moi en me dévisageant et me dit :
    « Vous permettez ? »
    Je ne sais pas ce qui lui a pris, il a commencé à me raconter une bien étrange histoire : l'histoire de sa fille qu'il avait fait tomber de sa poussette qui avait trébuché sur les marches de l'escalier qui mène à la place principale. Mais quelle place ? Il n'a pas su me dire. Je n'ai pas osé insister. Il ne me regardait plus, était absorbé dans ses pensées et de temps en temps me livrait quelques bribes de son histoire.

    Je devinais au tremblement de sa voix que son émotion était toute intacte, comme s'il revivait la scène.
    Il était perdu dans son passé. Non je n'ai vraiment pas osé.
    Je me devais de le respecter.
    Il me semblait bien âgé, au moins quatre vingt dix ans. Pas très bien soigné, je suppose qu'il devait être seul. Pas d'accent.

    Je devais descendre à Pernety, mais je n'ai pas pu. Je voyais bien qu'il avait besoin de parler.
    Il me dit :
    «  Oui quand je suis revenu, je ne pouvais faire autrement, la porte était fermée, ma femme était partie à Drancy  et lui était là, oui vous savez bien, mon voisin Jules, l'épicier de la place Clichy.»

    Il m'expliqua qu'il lui donna solennellement les clefs de la maison