Et je vais ce soir lire la suite :"Le don d'Ascher Lev". Peut-être quelques-uns d'entre vous l'avez déjà lu? Chaque soir avant de m'endormir je replonge dans ce monde fermé des juifs hassidiques américains qui vivent les lois d'une façon très strictes..... J'étouffe ......moi qui veux vivre ma foi en Dieu de façon libre et si loin des contraintes ......
Mais ce qui me fascine c'est le personnage central cet enfant qui se débat entre le don de peintre qu'il a et qui l'envahit et le conformisme religieux qui interdit toutes représentations humaines.
J'ai souffert avec Asher Lev, et j'ai essayé de comprendre le dylemne qu'il a vécu.....
J'ai rattaché son désir de peindre incontrolable et le mien de désir qui s'est pratiquement éteint, et pourtant j'ai compris ce qui le mouvait.....
J'ai été terrifié par le comportement de son père et de sa communauté qui l'a repoussé. L'impossibilité de certains religieux à comprendre l'art et à accepter la façon de vivre de notre monde. Le jeune peintre arrive à exprimer des souvenirs des ressentis mais le fossé est immense entre lui et sa famille. La façon dont il s'exprime heurte et fait souffrir sa famille....faut dire qu'il y va fort....mais il a le droit .....celui que notre société lui donne mais non sa communauté.
Mon père me disait "Etre un malher* c'est un malheur" *peintre en allemand. J'ai vécu moi-même avec ce poids que mon père m'avait offert. Et j'y pense souvent. Mon père me disait celà parce que dans sa famille son beau-frère peintre a vécu dans la misère...........Mon père m'avait offert des cours de dactylo chez Pigier et pour lui c'était une promotion sociale.... Mais j'ai continué mes cours du soir de la Ville de Paris en dessin et modelage, puis j'ai été admise aux Beaux-Arts.....Celà fait 40 ans que je suis dedans....Mais je l'avoue je suis essoufflée.
Comme quoi des lectures ramènent à soi ......