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  • Animation d'atelier de Peinture à l'Acrylique

    dimanche de 14H3O à 18H j'anime des ateliers au Salon des Loisirs créatifs au Futuroscope.

    leur site pour voir les autres animations : www.plaisirs-creatifs.com

     

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    Peinture Acrylique
    Initiation à la peinutre acrylique : découverte de la couleur.vous avez envie de découvrir,envie de nouvelles émotions. Alors inscrivez vous a l'atelier! dès 8 ans. Inscriptions au 03 20 79 94 65
     
    Horaires :
    14h30 - 16h00
     
    Tarif / personnes : 3 euros
    Nombre maxi de participants :
  • "J'ai embrassé l'aube d'été" Voici le poème intégral de Rimbaud

    "J'ai embrassé l'aube d'été.


    Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte.


    Les camps d'ombres ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché,

    réveillant les haleines vives et tièdes,

    et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.


    La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais


    et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.


    Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins:


    à la cime argentée, je reconnus la déesse.


    Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine,

    où je l'ai dénoncée au coq. A la grand'ville elle


    fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant

    sur les quais de marbre, je la chassais.


    En haut de la route, près d'un bois de lauriers,

    je l'ai entourée


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    avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps.

    L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.

     

    Rimbaud dans Illuminations 1873 

  • "J'ai embrassé l'aube d'été" oui c'est du Rimbaud, fallait l'intégrer dans un texte pour Impromptus littéraires.

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    Anne Bonaventure - J'ai embrassé l'aube d'été

    La fenêtre resta entrouverte tout l'hiver. Alba ne pouvait se résigner à la fermer. Elle observait le tilleul, le vieux tilleul qui devait avoir plus de cent ans. De son lit tous les matins, entourée de ses chiens, elle restait rêveuse à scruter les branches nues.
    L'hiver fût long cette année là. Les jours passaient, pluvieux, nuageux, même neigeux, dans cette région où il ne gèle pratiquement jamais.

    Que pouvait-elle espérer : l'arrivée de son ami qui donnerait un peu de gaité à sa vie morose. Lui qui voyageait lui conterait mille et mille récits. Il savait si bien l'émouvoir, l'aimer.

    Depuis qu'elle avait quitté la capitale, elle ne sortait plus, rien ne l'intéressait. Elle avait crée un univers bien à elle, son atelier était devenue une tour d'ivoire. Elle écoutait la Traviata du matin au soir, ce qui la laissait dans un état confus, entre réalité et rêve plutôt cauchemar.

    Les seuls moments d'émoi étaient ses sorties dans le sous-bois, juste derrière, avec Sam et Zous, fidèles eux. Elle s'imprégnait des odeurs de champignons, d'humus. Souriait à la vue des écureuils et autres hérissons.

    Mars fût la période d'espérance, impatiente de voir la nature revivre.

    Avril fit exploser des milliers de toutes petites feuilles, d'un vert éclatant. Le tilleul redevint jeune de vieux qu'il était resté pendant la froidure.
    Elle, elle respirait mieux, son coeur se mit à battre plus fort.
    Enfin il arriva, il faisait chaud.
    La première phrase qu'il prononça fût : «J'ai embrassé l'aube d'été » ma chère Alba, vient près de moi tu n'auras plus froid.

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