Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Pour Paroles Plurielles cette fois-ci quelques phrases à insérer dans le texte.

    4e1a4e3714cbc5bdc1392f71d80b5d3d.jpg

    Elle s'appelait Maman.


    Elle est debout, et se précipite vers la cuisine, prépare son petit-déj. L'oeil encore hagard, la clope au bec. Mais que se passe-t'il encore ce matin pense-t-elle ? Il fait bien sombre dans le petit appart parisien....

    Le café ou plutôt le « nes » n'est pas très chaud, elle le préfère comme ça, c'est un parti pris.

    Elle a froid aux pieds et enfile des affreuses chaussettes de couleur verte.

    Les cendres de sa cigarette tombent ici ou là sur la moquette tachée. Mais quelle heure est-il pense-t-elle ? j'ai froid.

    Elle met la radio mais ne trouve pas son émission préférée.

    Où se trouve encore ma montre. Chaque jour c'est pareil, elle l'oublie là ou là, mais zut aujourd'hui elle l'a vraiment paumée. Tant pis, dit-elle en ouvrant les persiennes en bois dont certaines lames manquent. Volets typiques d'immeuble parisien début 20ème. La cour est bien calme, pas de bruit de rue. Mais quelle heure ......Et ce jour-là, le soleil s'est levé comme d'habitude.

     

     

    Ce texte ne sera pas publié dans Paroles Plurielles c'est ainsi pour cause de vacances, mais ceux qui le veulent peuvent y participer en le mettant sur leur blog alors....voilà. 

  • Cette semaine le thème sur Impromtus Littéraires : Une lumière derrière la porte

    Anne Bonaventure - Une lumière derrière la porte 

    (L'adresse du site des Impromptus se trouve dans ma liste à gauche)


    Il devenait urgent de trouver un abri au sec. Nous ne pouvions continuer sur cette route où la conduite devenait impossible : une lisibilité nulle, la pluie infernale. La voiture 2 CV ne tenait plus la route et prenait l'eau.
    L'enfant derrière pleurait sans cesse, les chiens jappaient. J'en avais assez de Le suivre dans ses promenades sans but. Il a bien fallu s'arrêter quelque part et ce quelque part nous fût dans un sens fatal. En Bretagne nous nous étions égarés. Oh vivre en Baba ne me plaisait plus depuis l'arrivée de la petite.
    La proprio nous avait ouvert sa maison en nous prévenant que c'était par pure bonté.
    J'avais bien remarqué son air coincé, un sourire étrange sur ses lèvres bleuies par le froid. Mais je ne pouvais me douter une seule seconde de la suite des évènements.
    Toute la nuit je suis restée tétanisée, les yeux rivés sur une lumière derrière la porte. Les chiens hurlaient à la mort.
    Nous étions coincés là au fond d'un lit dont les draps étaient humides, la petite et les deux chiens blottis tous contre moi.
    Je ne pouvais dormir, les yeux rivés sur ce bas de porte.
    Je me demandais ce qu'il pouvait bien y avoir derrière. Plutôt que se passait-il derrière ?
    Quand je compris , plutôt quand j'entendis, le dégoût m'envahit : tout mon corps se mit à trembler d'horreur et de désespoir.
    Mon homme avait disparu. Je ne pouvais croire une seconde qu'il nous abandonnerait. Sa curiosité lui fût fatale.
    Toute la nuit des gémissements de plaisir avaient envahi la demeure.
    Oui j'avais bien compris.
    Le lendemain « l'âme en peine » de la Femme Abandonnée avait été satisfaite.
    Sa vengeance : détruire, détruire.....
    Depuis mon homme n'est jamais revenu.
    Moi qui ne croyais pas du tout aux revenants et à toutes ces bêtises, je peux vous assurer que là toute mes idées préconçues s'écroulèrent.


    bdad16f666fb6dadca902a89ae715440.jpg