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Livre - Page 10

  • Pour Paroles Plurielles cette fois-ci quelques phrases à insérer dans le texte.

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    Elle s'appelait Maman.


    Elle est debout, et se précipite vers la cuisine, prépare son petit-déj. L'oeil encore hagard, la clope au bec. Mais que se passe-t'il encore ce matin pense-t-elle ? Il fait bien sombre dans le petit appart parisien....

    Le café ou plutôt le « nes » n'est pas très chaud, elle le préfère comme ça, c'est un parti pris.

    Elle a froid aux pieds et enfile des affreuses chaussettes de couleur verte.

    Les cendres de sa cigarette tombent ici ou là sur la moquette tachée. Mais quelle heure est-il pense-t-elle ? j'ai froid.

    Elle met la radio mais ne trouve pas son émission préférée.

    Où se trouve encore ma montre. Chaque jour c'est pareil, elle l'oublie là ou là, mais zut aujourd'hui elle l'a vraiment paumée. Tant pis, dit-elle en ouvrant les persiennes en bois dont certaines lames manquent. Volets typiques d'immeuble parisien début 20ème. La cour est bien calme, pas de bruit de rue. Mais quelle heure ......Et ce jour-là, le soleil s'est levé comme d'habitude.

     

     

    Ce texte ne sera pas publié dans Paroles Plurielles c'est ainsi pour cause de vacances, mais ceux qui le veulent peuvent y participer en le mettant sur leur blog alors....voilà. 

  • Cette semaine le thème sur Impromtus Littéraires : Une lumière derrière la porte

    Anne Bonaventure - Une lumière derrière la porte 

    (L'adresse du site des Impromptus se trouve dans ma liste à gauche)


    Il devenait urgent de trouver un abri au sec. Nous ne pouvions continuer sur cette route où la conduite devenait impossible : une lisibilité nulle, la pluie infernale. La voiture 2 CV ne tenait plus la route et prenait l'eau.
    L'enfant derrière pleurait sans cesse, les chiens jappaient. J'en avais assez de Le suivre dans ses promenades sans but. Il a bien fallu s'arrêter quelque part et ce quelque part nous fût dans un sens fatal. En Bretagne nous nous étions égarés. Oh vivre en Baba ne me plaisait plus depuis l'arrivée de la petite.
    La proprio nous avait ouvert sa maison en nous prévenant que c'était par pure bonté.
    J'avais bien remarqué son air coincé, un sourire étrange sur ses lèvres bleuies par le froid. Mais je ne pouvais me douter une seule seconde de la suite des évènements.
    Toute la nuit je suis restée tétanisée, les yeux rivés sur une lumière derrière la porte. Les chiens hurlaient à la mort.
    Nous étions coincés là au fond d'un lit dont les draps étaient humides, la petite et les deux chiens blottis tous contre moi.
    Je ne pouvais dormir, les yeux rivés sur ce bas de porte.
    Je me demandais ce qu'il pouvait bien y avoir derrière. Plutôt que se passait-il derrière ?
    Quand je compris , plutôt quand j'entendis, le dégoût m'envahit : tout mon corps se mit à trembler d'horreur et de désespoir.
    Mon homme avait disparu. Je ne pouvais croire une seconde qu'il nous abandonnerait. Sa curiosité lui fût fatale.
    Toute la nuit des gémissements de plaisir avaient envahi la demeure.
    Oui j'avais bien compris.
    Le lendemain « l'âme en peine » de la Femme Abandonnée avait été satisfaite.
    Sa vengeance : détruire, détruire.....
    Depuis mon homme n'est jamais revenu.
    Moi qui ne croyais pas du tout aux revenants et à toutes ces bêtises, je peux vous assurer que là toute mes idées préconçues s'écroulèrent.


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  • BARBAPAPA à introduire dans le texte pour les Impromptus Littéraires cette semaine

    Anne Bonaventure - Barbe à papa/ barbapapa

    Nous avions été contactés pour animer les premiers Barbapapa. Ce n'était pas vraiment notre truc, mais bon on ne pouvait pas refuser.
    Lui faisait de la BD, moi à l'occasion ; j'ai plutôt une formation de peintre alors...
    Dans un pavillon moderne de banlieue était installé la production de ces chers gros bibendum venus d'ailleurs, oui pas d'Astérix ni d'Obelix.
    Bref notre essai n'a pas été concluant. D'ailleurs nous n'étions pas emballés par le graphisme assez caoutchouteux de ces personnages, que nous devions faire évoluer, en fait oui je me rappelle ce devait être pour les dessins animés.
    De retour sur la Nation pour nous faire plaisir la Foire du Trône offrait des distractions qui à l'époque étaient moins onéreuses qu'aujourd'hui. Entre barbe à papa et pommes d'amour j'avais le choix et gourmande comme j'étais j'ai tout engouffré pour me consoler de l'échec du matin. Oui nous n'avions pas été sélectionné.

    Mais le pire ce soir là, comme nous étions invités chez mes parents pour raconter notre journée. Les pauvres ils se faisaient du mauvais sang, leurs enfants ne trouvaient que de petites piges. Mon père toujours aussi coquet avait taillé mais quoi : sa barbe à papa !!!!

    Ce jour fût mémorable j'ai eu une indigestion de barbe à papa.

    Le carnet de l'auteureL'image “http://babar.grosquick.net/photos_gros/2005/02/brubru1107782561_gros.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

  • La phrase à appliquer Pour Paroles Plurielles : Excuse-moi c'est une erreur.


    La Rapide –( Anne Bonaventure)

    http://coumarine2.canalblog.com/

     

     

    « Vous êtes bien au O6........., veuillez laisser votre message.... »

    Bon allez j'y vais :
    « Salut Marco : comme je ne peux te joindre autrement que sur ton portable, et que tu ne lis pas mes mails, je tiens à te dire que dorénavant je ne serai plus là pour toi.
    Pourquoi, hé ben j'en ai assez que tu me prennes pour une incapable, que tu n'apprécies pas mes efforts, les petits plats que je te prépares quand tu daignes venir me voir....Dimanche dernier tu devais apporter nos photos, et t'es pas venu, tu ne m'as même pas prévenu.
    J'en ai marre, tu entends, marre, et comme là tu ne peux pas me raccrocher au nez, tu pourras réentendre x fois mon message. Je te dis « basta », c'est fini entre nous.


    D'ailleurs tu n'es pas du tout exceptionnel, tu es médiocre dans plein de domaines. Ne me rappelle pas, d'ailleurs je vais enlever ton numéro de ma liste. Tchao ...!!!! »

    Ta ta ta ta ta (sonnerie stridente de mon portable...)
    « Oui allo. Quoi ? Mais... Non. Comment ? Quoi ... mais qu'est-ce... laisse moi parler... Je, ben ça ne t'était pas adressé... Excuse-moi, c'est une erreur...

  • Pour les Impromptus Littéraires fallait commencer par " Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts"....

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    Anne Bonaventure - Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts

    Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts, jusqu'à ce jour de vernissage que j'appréhende.
    Le Couvent des Cordeliers bien retapé accueille des expos et pièces de théâtre tout au long de l'année. J'ai été contacté pour une expo perso. Cela fait plus de vingt ans que je n'ai pas remis les pieds dans cette petite ville. J'ai tout de même accepté cette proposition.
    Nous venons de traverser la France avec une trentaine de toiles dans le coffre. Un orage nous a arrêté, sa force était étonnante... oui beaucoup d'eau a coulé.
    L'accrochage s'est bien passé, mais j'appréhende de revoir les gens avec qui j'ai partagé ma vie presque dix ans.
    Mon travail de peintre a changé: de figures je peins des paysages.
    Oui j'ai laissé ici une tranche de vie d'une dizaine d'années, entremêlée de rencontres, de disputes, d'émotions, de séparation, de créations.....
    La ville s'est améliorée, embellie. Mais nous avec le temps nous avons vieilli......Oui il y a eu un choc, mes anciennes relations ont pris des rides, du poids. Et surtout nous ne nous sommes pas vraiment reconnues. Dans leur esprit je suis restée la même, ils n'ont pas cheminé avec moi et n'ont pu intégrer mes changements. Moi je les ai sentis comme pétrifiés dans le temps. La seule qui ait avancé c'est moi. Triste. Oui triste séparation dû à l'espace et au temps.

    Le carnet de l'auteure

  • LE SAMEDI C'EST PLUS TRANQUILLE IL Y A MOINS DE MONDE -EXIPIT DONNE PAR PAROLES PLURIELLES

    Vivre, mais de quelle vie (Anne Bonaventure)  

    Le samedi c'est plus tranquille il y a moins de monde sur l'autoroute au-dessus. Je peux me reposer un peu. Les enfants n'ont pas de classe. Ils jouent. Ma mère et ma tante sont parties faire des courses. Nous avons obtenu des bons de nourriture. Ce sont elles qui font à manger, moi je suis trop fatiguée, j'ai perdu du sang. Cela fait si longtemps que je n'ai pas eu des moments de répit.

    Je viens de faire la lessive, quelques vêtements que la Croix Rouge nous a donnés. Sur le terrain nous avons pu installer deux caravanes en attente de logements que la mairie nous a promis, heu non pas la mairie, Emmaüs. Les fonctionnaires nous disent que nous pouvons rester, mais je sais que c'est faux. Ils aimeraient nous renvoyer au Kosovo. Nous n'avons pas de papier. Cela fait déjà plusieurs années que nous sillonnons l'Europe. Aucun pays ne veut nous accueillir. Nous avons déjà demandé à l'Allemagne avant d'arriver dans cette ville de province.

    Je suis encore enceinte, c'est le deuxième enfant que je fais naitre en France. Mon père est malade, il est à l'hôpital. Nous avons peur. Il va se faire opérer, mais nous ne savons pas de quoi. Nous pleurons tous. Avant la caravane, nous étions tout l'hiver, sous un pont. Toute ma famille : papa, maman, mon frère, sa femme, ma jeune soeur, mon mari et les enfants, et ma toute petite. Je ne pouvais plus lui donner le sein, plus de lait.

    Les toilettes sur le quai ont été fermées quand on nous a découverts. C'était très dur. Nous n'avions plus d'eau.

    Des gens sont arrivés et nous ont apporté du café, du pain, des couches pour ma fille et des couvertures. Tous les dimanches, maintenant, nous allons dans leur église , ils nous font un repas chaud. Nous sommes musulmans, mais ce sont ces gens les premiers qui nous ont aidé. C'est eux qui ont tout fait pour que nous puissions avoir ces caravanes et ne plus être dehors sous la pluie. Heureusement qu'ils nous ont trouvé, nous avions si froid et étions tous trempés et n'avions pas mangé depuis plusieurs jours.

    Le plus dur c'est de ne pas comprendre la langue, on s'imagine des tas de choses horribles. Je sais qu'on ne va pas nous permettre de rester ici, ils ont peur que d'autres viennent s'y installer. Je vais accoucher dans 4 mois. Mon mari est parti, j'espère qu'il ne fera pas de bêtises. Nous avons fui pour vivre, ici nous avons toujours peur de vivre.

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    Vous pouvez aller sur le site de Paroles Plurielles lire les textes des autres participants.

    http://coumarine2.canalblog.com/

  • NOUVEAU TEXTE POUR LES IMPROMTUS LITTERAIRES

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    Anne Bonaventure - Une coccinelle dans un champ de coquelicots

    Fallait y penser.
    La petite ne fait que tousser, allez j'y vais, je prends mon courage à deux mains. Et je vais cueillir plein de ces fleurs rouges.
    J'ai repéré la semaine dernière un champ plein de coquelicots, ce qui est rare à notre époque. On en trouve si peu de ces champs maintenant. La culture intensive n'apprécie pas les fleurs.
    Je sais que dans ce champ y a plein de coccinelles ce qui est de bon augure. J'en avais remarqué une, de ces petites bestioles, en début de saison et elle a fait des petits, avec toute la tribu il y a moins d'insectes nuisibles. Je pourrais même en faire un trafic, recherchée la petite bête à bon dieu.

    Mais c'est pas vrai ça ! Je ne retrouve plus mon panier ni mes outils de jardinage, c'est encore cet anacoluthe de voisin qui me les a empruntés avant de prendre son hélicoptère. ( Un compagnon de route qui s'est encore défilé celui-là ! ).
    Toujours à l'affût de plantes sauvages. C'est sa drogue avant de s'envoler dans les airs faut qu'il se balade dans la campagne. Surtout ici, dans ce coin préservé de Provence, entre la garrigue et les collines, on peut y passer des heures à la découverte de plantes même médicinales.

    Tiens j'y vais si je veux préparer le sirop contre la toux pour ma fille, et faire des réserves, les coquelicots sont si éphémères....atchoum ça y est j'ai pris froid.

  • Fallait insérer : "seule l'écriture me sauvera de la gueule de bois" voir Paroles Plurielles

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    14 mai 2007

    Depuis j'ai le casque à boulons (Anne Bonaventure)

    Je marche comme une automate, prise par ce non-désir de vie, décomposée par l'abus de...

    Et puis zut, j'vais faire un tour au marché au puces au lieu de m'enfermer dans ce bureau.

    Mais ce que je ne comprends toujours pas, ce sont ces cauchemars récurrents qui hantent mes nuits.
    Oui, toujours ce bonhomme avec une tête comment dirai-je entre l'humain et la marionnette.
    Oh hé puis zut... Ca me saoûle ... Je ne peux pas dormir tranquille, dès 4h du mat je me réveille... Et je me dis seule l'écriture me sauvera de la gueule de bois, celle que j'ai chaque matin depuis cette balade aux
    puces.

    Toute la journée j'ai la bouche sèche, les idées pas claires... Et oh ! Encore cette impression de déjà vu, ce bonhomme...

    Allez faut que je le rédige ce texte...

     

     

    Je n'ai pas mis la photo proposée par le site de Paroles plurielles, parce que cette photo me met mal à l'aise....

    Paroles Plurielles


  • "Mon ficus n'en fait qu'à sa feuille" Impromptus littéraires

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    Anne Bonaventure - Mon ficus n'en fait qu'à sa feuille

    Le lundi 14 mai 2007 à 11:46 :: Mon ficus n'en fait qu'à sa feuille

    Encore une plante qui n'arrivera pas à survivre dans notre chez nous. Ben oui quoi, ici les plantes vertes ne sont pas les bienvenues, et pourtant moi je les aime bien. C'est lui qui ne veut pas en entendre parler à part ce ficus que lui a offert sa mère, bref.....
    Et pourtant je l'ai dorloté, l'ai mis hors courant d'air, avec un peu de lumière pas trop, je l'ai brumisé. Mais non il n'a pas supporté l'ambiance des plus tendus. Entre les « atchoums » et les raclements de gorge, les yeux qui coulent. A un moment je l'ai mis dans la véranda pour qu'il n'ai pas trop chaud, là ça allait, je le visitais tous les jours lui racontait des histoires, il a dû se rendre compte que ce n'était que des sornettes. Bref mon ficus n'en fait qu'à sa feuille, oui il ne lui en reste qu'une. Et moi ben je suis triste, parce que j'ai pris soin de lui. Mais bon quand y en a un qui n'aime pas l'autre ça ne peut pas marcher, et l'un ce n'est pas moi.

  • Cette semaine le thème sur Impromtus Littéraires : DES CHEMINS VERS LA PAIX.

    Anne Bonaventure - Des chemins vers la paix

    Je les vois encore sortant des camps, affamés, squelettiques, hagards.....
    J'ai visité le Musée Yad Vashem à Jérusalem. Nous étions un groupe de chrétiens, certains anglais, d'autres ayant des racines juives. Le parcours du musée fut impressionnant, dans le silence. Une rame avec un wagon d'époque dans une salle, des centaines de photos, d'objets, de jouets.
    Le pire fut la salle où brille des milliers d'étoiles dans le noir, et la voix qui épèle les prénoms de tout les enfants exterminés. Je suis ressortie de là les larmes aux yeux presque suffocante. Sur une grosse pierre à l'extérieur, dans le creux d'une grotte, il y a de gravé : 6 000 000. J'ai été la seule à l'avoir remarquée.

    A Marrakech, je pensais vivre une semaine de « mille et une nuits » et là : la misère. Je ne m'y attendais pas, on m'avait dit tellement de bien de cet endroit.
    J'avais réservé une chambre dans un riad, qui se trouve au nord de la ville, dans un quartier pauvre, misérable, sale, abandonné. Ce fût un choc, le choc du contraste, des contrastes. Richesse-pauvreté. Misère-opulence. Je n'ai pas supporté, d'ailleurs je suis tombée malade le deuxième jour.
    Comment rester insensible, comment ne pas être révolté ? J'admire toutes les associations humanitaires qui défendent les droits de l'homme, de la femme, de l'enfant, le droit au logement, à la VIE.
    Mais je l'avoue tant que l'homme ne changera pas intérieurement, et ne respectera pas « son prochain » d'un coeur sincère, je pense que nous serons toujours dans un système de : Guerre et Paix.
    Peut-être me trouverez-vous pessimiste, non il me semble que je suis réaliste. Mais cela ne veut pas dire qu'il ne faut rien faire, fermer les yeux, non.

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